Palmarès des éditions précédentes
2006
Grand prix ex-aequo:
7 vírgenes (Les 7 vierges) d'Alberto Rodriguez
(sortie en France le 2 avril 2008, distributeur Epicentre Films)
Astronautas de Santi Amodeo
Prix du Public:
El tren de la memoria de Marta Arribas et Ana Pérez
Prix du Jury Jeune:
Malas temporadas de Manuel Martín Cuenca
2004
Grand prix :
It's for you! de Bruno Lázaro-Pacheco
Prix du Public :
Noviembre de Achero Mañas
Prix du Jury Jeune :
La flaqueza del bolchevique de Manuel Martín Cuenca
2002
Grand prix et Prix du Jury Jeune :
Nómadas de Gonzalo López-Gallego
Prix du Public :
A mi madre le gustan las mujeres (Ma mère préfère les femmes)
de Inés París et Daniela Fejerman
2000
Grand prix :
Solas de Benito Zambrano Prix du Public :
El milagro de P.Tinto de Javier Fesser
1998
Grand prix :
Cosas que nunca te dije (Choses que je ne t'ai jamais dites)
d'Isabel Coixet
Prix du Public :
La buena vida de David Trueba
1996
Grand prix :
Hola, estás sola ? de Iciar Bollaín
Prix du Public :
Tesis d'Alejandro Amenábar.
Liste des membres du Jury Officiel de la Biennale du cinéma espagnol d'Annecy 1996-2006
Henri Alekan , chef opérateur (1996) / Fabienne Babe , comédienne (2002) / Silivia Balea , directrice du cinéma Le Latina (2000) / Philippe Bérard , chargé de programmation cinéma pour les Musées de Marseille (2006) / Tonino de Bernardi , réalisateur (2000) / Guy Braucourt , critique (1996) / Christiane Cohendy , comédienne (2002) / Caroline Ducey , comédienne (2004) / Mario Fanfani , réalisateur (2006) / Bernard Favier , président du Groupement des Cinémas de Recherche (2006) / Colette Godart , journaliste (1998) / Carmelo Gómez , comédien (2002) / Loïc Grelier , programmateur Cinémathèque de Toulouse (1998) / Mariel Guiot , productrice (2000) / Jean-Baptiste Huber , réalisateur (1998) / Thierry Jousse , critique et réalisateur (2002) / Olivier Joyard , critique (2004) / André S. Labarthe , comédien, réalisateur et écrivain (2004) / Serge Maggiani , comédien (1996) / Guido Manuli , réalisateur (1996) / Miguel Marias , critique et historien du cinéma (1996) / Luc Moullet , réalisateur (1998) / Isabelle Otero , comédienne et réalisatrice (2002) / Raffi Pitts , réalisateur (2004) / Luisa Prudentino , spécialiste du cinéma chinois contemporain (2006) / Pierre-Loup Rajot , comédien (2004) / Serge Riaboukine , comédien (2000) / Chema Sarmiento , réalisateur et professeur (2002)/ Mar Sodupe , actrice (2006), Carlos Suárez , chef opérateur et réalisateur (2004) / Rodrigo de Zayas , écrivain (1998).
|
Historique
Au début des années 80, la coïncidence entre la nouvelle situation politique de l'Espagne et la présence de la cinématographie espagnole dans nombre de festivals dans le monde ont suscité en France un fort courant de sympathie et de curiosité. C'est de la volonté et du désir de quelques personnes de faire découvrir une cinématographie injustement méconnue qu'est née La Quinzaine du Cinéma Espagnol d'Annecy , baptisée depuis Biennale du Cinéma Espagnol . L'équipe du festival est alors centrée sur la figure de Raoul Rodriguez , fondateur et Délégué général de la manifestation depuis sa création en 1983 jusqu'à 2002.
De 1983 à 1992, le festival se tient à la MJC des Marquisats . Grâce au soutien sans réserve des professionnels du cinéma espagnol, de l'appui constant et réitéré de l'Instituto de Cinematografía y de las Artes Audiovisuales (ICAA) et grâce, enfin, aux nombreux réalisateurs qui sont venus rencontrer les annéciens, la Biennale a pu s'installer, s'affirmer comme un témoignage régulier de la vitalité et de la qualité du cinéma espagnol. Néanmoins, elle n'aurait pu voir le jour sans l'engagement artistique et financier de la MJC des Marquisats et sans les nombreux relais dans l'enseignement, la communauté espagnole et les acteurs de la cinéphilie locale.
Après la disparition des Marquisats, l' Association pour la Diffusion de la Culture Hispanique (ADCH) est créée en 1993 pour gérer la manifestation. La poursuite de la Biennale, manifestation qui ne cesse de se développer, est alors rendue possible grâce à l'accueil de Bonlieu Scène Nationale et aux aides et subventions de la Ville d'Annecy, du Conseil Général de Haute- Savoie, de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Rhône-Alpes (DRAC), du Ministère de l'Education Nationale, de la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports, de l'Association des Cinémas de Recherche Indépendants de Rhône-Alpes (ACRIRA), de la Ville de Seynod ; sans oublier les recettes dues aux milliers de spectateurs, au mécénat et à la publicité d'entreprise.
En 1994, pour répondre, entre deux Biennales, à une attente du public qui trouvait long l'intervalle de deux ans imposé par le système biennal, l'ADCH décide d'organiser les Images Hispano-américaines , festival consacré aux cinémas d'Amérique latine et dont la 7e édition en 2006 a réuni près de 3 000 spectateurs.
Depuis sa naissance, la Biennale du cinéma espagnol d'Annecy se veut le reflet de la cinématographie de qualité de la péninsule Ibérique comme des questions qui traversent la société espagnole, une des plus jeunes démocraties d'Europe. Dès le début, un des principaux objectifs de la manifestation a été de favoriser l'arrivée en France de nouveaux réalisateurs et la distribution de nouveaux films espagnols. Partant de ce constat et des difficultés à trouver des solutions du fait d'un système de marché international du film dominé et contrôlé par les Etats-Unis, il nous est apparu évident de faire découvrir au public, et si possible aux professionnels français, "la face cachée" du cinéma espagnol.
Sans exclure les vedettes comme Almodóvar ou Bigas Luna, la Biennale a choisi de contribuer prioritairement à faire émerger les jeunes générations de cinéastes en créant une Compétition Jeunes Réalisateurs en 1996 . Le Grand Prix est doté d'une aide à la distribution de 7700 Euros, versée au distributeur français qui achète et sort le film primé dans le circuit des salles françaises. Jusqu'en 2002 et pour chaque édition, au moins un des films primés par la Biennale a été acheté par un distributeur français. Le Grand Prix a ainsi permis de découvrir, souvent pour la première fois en France, les premiers films de nombreux jeunes cinéastes de la péninsule tels Alejandro Amenábar, Icíar Bollaín, Isabel Coixet, Achero Mañas ou Benito Zambrano.
La Biennale accorde une attention toute particulière aux réalisateurs qui s'efforcent de sonder la réalité de l'Espagne sans pour autant renoncer à l'invention formelle ni au plaisir du cinéma. En introduisant en 2004 pour la première fois dans sa compétition des documentaires, genre actuellement en plein renouveau en Espagne, le festival cherche également à questionner les clichés de l'hispanité. Les ruptures esthétiques entre les générations de cinéastes espagnols provoquent évidemment des polémiques, mais elles génèrent aussi une émulation salutaire, des remises en question pour certains et, au final, une production des plus variées aux thématiques les plus riches.
Depuis sa création, la Biennale a montré plus de 600 films espagnols et reçu près de 300 invités. |